Exposition "0+0=JOFO"
La vision d'un artiste

O + O = JOFO
Et Vlan...  d'entrée, Jofo ne s'épargne pas en choisissant le titre générique de son exposition. L'addition qui fait mal d'un artiste cancre ?



0 + 0 = la tête à Toto...
le personnage fétiche de Jofo, le "petit être" au visage tout rond cerné de noir, identifiable entre mille né du pinceau du peintre en 1990.

Un an plus tard à Bordeaux, son diplôme d'architecte en poche, la peinture sera sa vie, sa vie illustrera ses toiles et ses dessins. Jofo est cool, sa vie est cool, son oeuvre est cool...

Ses détracteurs (il en a et c'est bon signe !) lui reprochent très vite le simplisme de son art non évolutif ! 2010...

20 années ont passé, l'art de Jofo est plus que jamais présent, dans sa ville d'adoption et partout ailleurs, en exposition de ses oeuvres, sur des affiches de communication, des architectures, ou des panneaux de signalisation, en vidéo et en musique... 

Le Toto de Jofo vit vite, intensément, ses amours, ses enfants, ses voyages, ses secousses, ses batailles, ses joies, ses peines, sa vie intime et celle de tout le monde, des scènes de vie banales, heureuses ou tragiques, des événements majeurs d'un monde qui tremble. En 2010, aux enquiquineurs de tourner en rond, Jofo répond de la plus belle des manières, en chanson avec son groupe rock les SNOC. Le style !

"Qui dit que je suis prisonnier de mon style ? de quel style tu parles ? le style de l'homme libre, familier et noble, simple et naïf, précieux et didactique, historique et narratif, comique, tragique, incohérent et surchargé ?... Un style concis, incisif ? nerveux ou dépouillé ? un style clair, correct et pur ? hey man avoir du style c'est singulier, c'est pas commun baby...
je suis prisonnier de mon style tu dis...
le style, ma manière particulière de dessiner la matière et les formes, c'est ma facture, mon genre, ma touche, ma griffe, ma mode...
mon style me permet d'échapper au temps... okey man, je suis prisonnier de mon style, ma manière d'être, mon style de vie et d'action, mais toi baby tu n'as aucun style !"

Et vlan ! O + O = JOFO
Une exposition à Dax, sa ville natale, son enfance, sa famille. Jofo est né à Bayonne, le comble pour un Dacquois (fan de l'US Dax) et vit à Bordeaux (fan des Girondins)...

Une exposition vue à travers la cinquantaine de rétroviseurs d'un scooter mod (fan des Who)... Un regard sur 20 années de créations intimes. Dans l'idée, remplir le musée de Borda d'oeuvres "private" restées bien au chaud, chez lui, non acquises par les collectionneurs, des oeuvres qui ponctuent le parcours singulier d'un artiste autodidacte, en marge des peintres de la figuration libre (ne vit pas à Paris) et de l'art brut (ne vit pas à la campagne).

Du coup, Jofo se raconte, un livre ouvert, son bonheur trentenaire, sa crise de la quarantaine, sa sérénité retrouvée, l'insouciance et la complexité de la vie à la fois, des titres qui parlent... :"le couple idéal", "la naissance de Jeanne", "la plus jolie zézette du monde", " It's a wonderful boy !", "petit soldat libéré de sa femme", "à nos secrets", "baiser","oh nooo, oh my God", "yeah ! arghhh !","very funny", "I'm a mistake", "les enfants du désordre", "Is it me ?", "Let see action", "little war", "I'm free", "you'r a bad movie"... 
Des titres en anglais, pour s'ouvrir au monde, plus rock aussi, plus Clash ou crash, ou flash, des bd en une seule case, "des dessins d'enfants mis au propre" comme il se plaît à le dire, des toiles épurées ou au contraire très spaghetti, des couleurs acidulées, ou ternes, ou noir et blanc... Jofo fait toujours la même chose, fidèle à son personnage, mais mais mais... aucune toile n'est semblable, un monde sans fin, une grande liberté. Liberté d'action aussi.

 

Le pinceau ne lui suffit pas... L'exposition au musée de Borda va dans le même sens.
Son mac, fidèle, pour dessiner et jouer au graphiste (on lui doit de belles affiches pour la coupe du monde de football en 1998 ou celle des 100 ans du Salon aéronautique du Bourget en 2009)
Sa caméra, pour filmer les grandes mégapoles lors de voyages d'architecture au Japon, en Chine ou aux USA, ou pour clipper les chansons écrites pour son rock band de Snoc.
Son micro pour parler/chanter avec ses copains de fac de Snoc... 
"I'm a teenage man" braille-t-il sur scène.

Ou encore :

"Être un artiste c'est pudic/public, on donne aux autres ce qu'on est, ce qu'on a pas pu être, ce qu'on voudrait être..."
qui me l'a dit ? c'est Annette, son message est très clair, le Combas/t de toute une vie"

Jofo

 

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